Présentation de la fonction de délégué

Sommaire :

Introduction

Délégué de département, délégué photocopie, délégué facultaire, étudiant administrateur, délégué au Conseil d’Administration. Autant d’appellations qui désignent des délégués étudiants et dont certaines vous sont peut-être déjà familières. Mais au fond, qui sont-ils ? Que font-ils exactement ? Quelles différences entre tous ces délégués ? Pour comprendre, esquissons tout d’abord le fonctionnement de notre Université.

Fonctionnement de l’Université

Le Conseil d’Administration

Comme toute organisation ou entreprise, l’ULB est dirigée par un Conseil d’Administration qui est l’organe suprême de décision. Au sein de ce Conseil d’Administration siègent des représentants issus des quatre corps qui composent notre Université : le corps académique (les professeurs), le corps étudiant (nous), le corps scientifique (les chercheurs) et le PATGS (le Personnel Administratif, Technique, de Gestion et Spécialisé, par exemple les secrétaires, les techniciens, les jardiniers, etc.).

Le corps académique est représenté à raison de 50%, les 3 autres corps se partageant les 50 autres pourcents restant : 20% pour les étudiants, 15% pour les scientifiques et 15% pour le PATGS.

Les délégués étudiants siégeant au Conseil d’Administration, communément appelés les étudiants administrateurs, sont élus en décembre pour une durée de deux ans. Ceux-ci sont au nombre de huit (chacun d’entre eux ayant droit à deux suppléants). Huit, car on en désigne un pour chacune des 7 facultés ainsi qu’un huitième pour les écoles et instituts indépendantes des facultés. En d’autres mots, tous les deux ans, en décembre, chaque faculté et institut doit choisir son représentant étudiant pour le Conseil d’Administration (ainsi que ses deux suppléants).

Les conseils facultaires

L’ULB n’est pas une petite organisation. Bien au contraire : 20.000 étudiants, 1000 académiques, 700 scientifiques et 3500 personnes issues du PATGS. Et s’il fallait que le Conseil d’Administration gère à lui seul toute l’Université, il faudrait qu’il se réunisse 7 jours 7, 24 heures sur 24. Et cela ne suffirait pas encore. Le Conseil d’Administration ne peut en effet pas à la fois décider du nombre de microscopes à acheter pour les physiciens et de la création d’un cours de droit constitutionnel slovaque en Faculté de Droit.

C’est pourquoi l’ULB a été divisée en plus petites entités : les facultés. De nombreux pouvoir sont délégués aux facultés qui possèdent donc leur propre conseil : le conseil facultaire. Et bien entendu, siègent aussi dans ces conseils des représentants des 4 corps, dont des délégués étudiants. Ce sont les délégués facultaires, eux aussi élus en décembre pour une durée de deux ans et possédant également 2 suppléants. En Faculté des Sciences, les délégués facultaires sont au nombre de 8 (avec à chaque fois deux suppléants). Leur appartenance à un département en particulier n’est pas imposée. Il n’est pas interdit donc, cas extrême à éviter, que les 8 délégués proviennent du même département.

Les conseils de département ou de section

À nouveau, si les conseils facultaires devaient s’occuper seuls de la gestion entière d’une faculté, ils seraient complètement surchargés. C’est pourquoi, les facultés ont, elles aussi, été divisées en entités plus petites : les départements ou les sections. Exemple pour notre Faculté : les départements de Math, de Chimie, de Physique, etc.

Des pouvoirs sont donc délégués des facultés aux départements qui possèdent par conséquent eux aussi leur propre conseil dans lesquels siègent des représentants étudiants. Ce sont les délégués de département, aussi appelés délégués d’année. Délégué d’année, car siègent en général au Conseil de département 4 délégués étudiants provenant des 4 années d’études (que va-t-on faire lorsque les études passeront en 5 ans ?). Les délégués d’année sont élus chaque année en décembre pour une durée d’un an, chaque effectif ayant droit à un suppléant.

Récap’ en image

Ce petit schéma symbolise les différents niveaux de pouvoirs au sein de l’ULB.

Les différents conseils de l’ULB

Concrètement, qui fait quoi ?

Au final, de quoi discute-t-on au sein de ces conseils ? Quels sont les pouvoirs délégués aux facultés et aux départements ? Et quels sont les pouvoirs restant au Conseil d’Administration ? Bref, quels sont les attributions de chacun des délégués ?

Le délégué au Conseil d’Administration (aka étudiant administrateur)

Le délégué au Conseil d’Administration s’occupe de toutes les décisions générales à l’Université. Celles-ci couvrent des domaines aussi variés que l’enseignement, la politique extérieure, la culture, la vie sociale, les finances, ... C’est au CA qu’on décide par exemple de la restauration ou de la construction de bâtiments, des barèmes des aides sociales, des contrats pour les restaurants de l’ULB, de la répartition du budget, de l’installation d’un réseau sans fil couvrant toute l’Université, etc.

Retrouvez les délégués au Conseil d’Administration sur la page « Délégués au CA ».

Le délégué facultaire

Le délégué facultaire s’intéresse lui aux décisions qui concernent la faculté telles que les nominations de professeurs et assistants, la création d’une nouvelle salle informatique, la gestion des locaux propres à la faculté, la répartition des crédits alloués à la faculté, la gestion des avis pédagogiques, etc. Certaines décisions repassent par le Conseil d’Administration.

Retrouvez les délégués facultaires sur la page « Délégués facultaires ».

Le délégué de département ou de section (aka délégué d’année)

Le délégué de département traite quant à lui de la gestion interne du département comme par exemple l’aménagement des horaires et des calendriers, la gestion des programmes d’études, les moyens pour améliorer la pédagogie, etc. Certaines décisions repassent par le conseil facultaire.

Les délégués de département jouent aussi le rôle d’interface directe entre les professeurs et les étudiants. Ce sont eux qui relayent auprès des professeurs les questions, les suggestions, les craintes ou les problèmes que rencontrent les étudiants.

Le délégué photocopie

Le délégué photocopie n’a aucune valeur juridique, ne siège nul part et n’a aucun pouvoir décisionnel (depuis quand faut-il procéder à une élection démocratique pour désigner celui qui fera les photocopies ?). Il s’agit juste d’une âme châritable reconnue pour sa bonne volonté (qui a dit que c’était un couillon ?).

Précision du modèle

La description faite ci-dessus de l’organisation de notre Université est en fait extrêmement simplifiée et est comparable à une approximation de premier ordre. Si on voulait être plus précis et décrire totalement l’organisation de l’ULB, il faudrait employer des approximations ou des modèles de 10ème ordre, voir plus. Bien qu’en fait personne n’a connaissance exacte de tous les rouages et mécanismes qui régissent notre Université et qu’une thèse de doctorat ne suffirait pas à tous les décrire.

Les commissions

Néanmoins, intéressons-nous quand-même à l’approximation de deuxième ordre et zoomons un peu sur les différents conseils décisionnels de l’ULB, car nous allons y dégager une composante importante : les commissions.

S’il fallait que les délégués élus au sein des différents conseils préparent, débattent et discutent de chaque dossier, les réunions des conseils dureraient des heures, voir même des jours. C’est pourquoi, gravitent, autour de chaque conseil, des commissions chargées de débroussailler les dossiers, de discutailler des points techniques pour finalement remettre au conseil dont elles dépendent un rapport et une conclusion. Libre ensuite au conseil de suivre l’avis de la commission, ou bien d’en débattre à nouveau.

Chaque commission possède son propre « thème ». Ainsi autour du Conseil d’Administration, nous avons par exemple la « CoCu » (Commission Culturelle), la « CASE » (Commission des Affaires Sociales Étudiantes), la Commission de l’Enseignement, etc. Autre exemple, dans chaque conseil de département, on retrouve généralement une commission « Bologne » chargée de discuter des profonds changements institués par le nouveau décret Bologne.

Et comme le rôle des commissions est d’alléger la tâche des délégués élus, il est bien entendu qu’ils ne sont pas obligés d’y siéger. Les délégués étudiants élus peuvent en effet choisir d’autres étudiants non élus pour les remplacer au sein des commissions. Cependant, afin d’assurer un maximum de démocratie, les nominations au sein des différentes commissions, se font généralement via les différentes associations de délégués étudiants. Par exemple, lorsqu’une place est vacante au sein d’une commission facultaire, une candidature est ouverte au sein du BES et une élection est organisée lors de l’assemblée générale suivante.

Le Conseil d’Administration et ses commissions

Pourquoi pas vous ?

À la lecture de cet article, vous l’aurez constaté, la délégation étudiante est une composante essentielle de la vie communautaire dans notre Université. Et pour être efficace, il est indispensable de pouvoir compter sur une participation importante de la part des étudiants. Calculons en effet l’effectif requis si l’ont veut que chaque siège à pourvoir soit occupé par un étudiant :

  • 3 étudiants au Conseil d’Administration (1 effectif + deux suppléants)
  • 24 étudiants au Conseil facultaire (8 effectifs, 2 suppléants par effectif)
  • 64 étudiants aux conseils de département (4 effectifs par département, 1 suppléant par effectif, 8 départements)
  • Une vingtaine d’étudiants dans les commissions diverses

Au total, si l’on veut éviter les cumuls de fonctions (comme cela se produit malheureusement trop souvent), on constate que la délégation étudiante en Faculté des Sciences doit compter dans ses rangs plus de 100 étudiants. En somme, un défi assez difficile à relever !

N’hésitez donc surtout pas à vous engager, à vous présenter aux élections, ou à venir donner un coup de main dans une commission. Car la délégation a besoin de vous. Et si vous avez encore quelques craintes à franchir le pas, n’oubliez pas que le BES est là pour vous épauler, vous aider, vous conseiller et qu’un délégué étudiant n’est jamais seul face à ses responsabilités. En un mot : pourquoi pas vous ?